La blockchain au service de l’industrie musicale

Aujourd’hui, la blockchain se résume en un transfert virtuel de valeurs. Elle peut revêtir de nombreux usages dont celui d’être appliqué à l’industrie musicale. Ce secteur a été initialement mis à mal par la digitalisation mais nous verrons ensemble que le système de la blockchain peut lui assurer une nécessaire traçabilité.
Exentys vous en dit plus sur deux des intérêts principaux de cette technologie appliqués à l’industrie musicale.

Tracer une collaboration créative et productive :

Afin d’éviter toute contestation de paternité d’une œuvre musicale, le mécanisme de la blockchain permet de formaliser les contributions, enregistrer et partager toutes les données artistiques. La collaboration productive, elle, concerne le moment où les musiciens sont en studio. Pour assurer la rémunération des artistes interprètes, on peut désormais alimenter les métadonnées sur le rôle de chacun dans la production du morceau. La blockchain permet alors d’entrer des informations sur la création et la production du morceau.

Assurer une protection de la propriété intellectuelle :

La protection d’une œuvre musicale ou d’un morceau passe nécessairement par son dépôt auprès d’une société de gestion collective de droits. L’aspect novateur consiste en ce qu’une œuvre – et a fortiori son interprétation – se voient désormais attribuer des identifiants qui sont enregistrés dans une blockchain pour constituer une base de données distribuée. La SACEM travaille actuellement sur ce sujet. Elle enregistre actuellement les métadonnées juridiques de tous les morceaux (sous forme de couple identifiant l’œuvre et son interprétation) dans la blockchain Hyperledger Fabric d’IBM, technologie en open source.

L’industrie musicale a certes loupé sa transformation digitale mais elle est désormais aux aguets de la blockchain. Elle a donc compris que ces technologies pourront simplifient leur processus aujourd’hui long et nébuleux. Dans ce sens, la SACEM construit actuellement une base de données distribuée de tous les identifiants dont on a besoin pour le partage de la valeur grâce à la blockchain. Ainsi, quand on clique sur une plateforme de streaming pour écouter une chanson, on clique sur l’interprétation de cette chanson qui a un identifiant d’interprétation et la SACEM cherche l’œuvre à l’origine de cette interprétation. Une base de données commune est donc cruciale et la SACEM risque d’être un exemple en termes de gestion de droits pour toutes les industries.
Reste à savoir si les majors ont envie d’avoir des politiques de transparence en matière de blockchain. Ce serait l’intérêt des artistes et des sociétés d’auteurs mais pas forcément ceux de tous.

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